Oubliez les vieux clichés sur le taxi du coin de la rue : le métier de chauffeur VTC a pris une toute autre dimension. L’explosion des plateformes comme Uber a redessiné le paysage du transport individuel en France. Devenir chauffeur VTC, c’est s’ouvrir à une activité en plein essor, mais aussi franchir plusieurs étapes administratives sans se tromper de route.
Devenir chauffeur VTC : obtenir la carte professionnelle
Avant de songer à prendre le volant, il faut décrocher la fameuse carte professionnelle. Cette pièce s’obtient auprès de la préfecture de votre lieu de résidence, avec plusieurs options pour déposer votre demande : par courrier, en ligne ou directement au guichet, selon l’organisation locale. Rassemblez les documents nécessaires : une pièce d’identité, un justificatif de domicile, un permis de conduire B valide depuis plus de trois ans. Sans oublier un certificat d’aptitude physique pour le transport public de personnes, qui doit être signé par un médecin agréé, la préfecture tient la liste des praticiens habilités.
Il reste un dernier papier à fournir : le certificat de réussite à l’examen VTC. On admet aussi la preuve d’au moins un an complet d’expérience récente comme chauffeur professionnel, à condition que cette période se situe dans les dix années précédant la demande. Pas de raccourci possible, chaque étape est contrôlée de près.
Créer une société de transport
Impossible d’exercer sans structure juridique : l’État veut savoir à qui il a affaire, et le fisc aussi. Deux choix principaux s’offrent à vous : lancer une micro-entreprise de VTC ou opter pour une société commerciale unipersonnelle.
L’autoentrepreneur
Le statut d’autoentrepreneur séduit par sa simplicité. Les démarches sont rapides, le fonctionnement assez souple pour se lancer sans attendre. Mais il existe un plafond à surveiller de près : le chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser 70 000 euros hors taxes. Au-delà de cette limite, le passage au régime de droit commun est automatique, avec des cotisations et une fiscalité moins favorables. De quoi faire réfléchir avant de foncer tête baissée.
La société commerciale unipersonnelle
Créer une SASU ou une EURL demande plus de formalités, des obligations comptables et juridiques à respecter. Mais la contrepartie est intéressante : il devient possible de déduire l’ensemble des charges liées à l’activité de VTC. Essence, assurance, coût d’achat ou location du véhicule… tout peut être pris en compte pour alléger la note fiscale. Ce choix séduit souvent ceux qui visent une croissance solide ou qui prévoient d’investir davantage dans leur activité.
S’enregistrer au registre des VTC
Une fois la carte professionnelle en poche et l’entreprise créée, il reste à s’inscrire au registre des VTC. Cette étape donne accès à la licence officielle, indispensable pour exercer en toute légalité. La demande d’inscription impose de réunir plusieurs justificatifs :
- l’extrait K-bis de votre société ;
- la carte grise du véhicule affecté à l’activité ;
- votre carte professionnelle VTC ;
- l’attestation de votre assurance responsabilité civile professionnelle.
Une fois validée, cette inscription marque le véritable point de départ : il ne reste plus qu’à connecter votre profil sur les plateformes, répondre aux premières courses et construire votre clientèle.
Au bout du compte, chaque étape franchie ouvre la porte à un métier où l’autonomie règne, mais où rien n’est laissé au hasard. Une fois la dernière signature posée, le moteur peut enfin ronronner : la route du VTC n’attend plus que vous.


